04.12.2006

26 novembre 2006 j +44

"Enfin seul"

Ca y est je suis seul ! En effet je viens de quitter Julie (la vie est bien faite, car je dois partir a Cochin pour enfin récupérer mon nouveaux sac de rando) De plus, Julie à rencontré une fille qui travaillait sur le même marché que moi cet été sur l’Ile de Ré, je ne la laisse pas seule.

Je vais pouvoir faire ce qui me plais, non pas qu'avant ce n'était pas possible, mais le fait d'être avec Julie, qui n'a pas les mêmes envies, ni les mêmes attentes que moi, me freinait plus qu'autre chose. J'espère bien en profiter autrement maintenant.

Mais bon, dans tout les cas je comptais bien ne plus faire la route avec Julie, surtout pour des raisons politique.
Et oui, ça peut paraître bizarre, mais je ne comprends pas comment on peut voyager, être soit disant style baba-cool, rencontrer des étrangers, quand on vote se que vote Julie. En effet, la miss, qui est fort sympathique vote pour un type qui aime tellement la France, que en 2002, il l’a fait crier la France, si vous voyait ce que je veux dire !

Donc il était clair pour moi que le voyage ne pouvais plus se faire avec Julie.

Mais maintenant je suis seul en route pour Cochin, et là encore, la route va me réserver plusieurs surprises.

A+ Loïc

22.11.2006

Salut à vous, j + 40

Enfin les galères de voyages sont passées.


Je vous raconte : nous devions partir Julie et moi de Cochin pour Pondichéry en passant par Madurai qui se trouve dans le milieu du Tali-nadu.

Au départ tout se passe bien, lorsque Julie se rend compte que notre train, part plus loin que prévue et pas dans la bonne direction, un peu paniqués, nous demandons aux passagers si notre train va bien à Madurai : oui oui nous dit-on, mais avant il passe à Trivandrum. Une ville qui se trouve complètement dans le sud de l'inde.

Julie me dit quel n'a pas vraiment envie de faire tout ce chemin qui, il faut  savoir, dure 10 heures, le tout sur des banc en bois.

Donc nous décidons une ou deux gares avant Trivandrum de s'arrêter dans cette ville y passer quelque temps. Tout s’y passe bien, juste le temps de reprendre un billet pour Pondichéry et cette fois-ci, un direct.

Au moment de notre départ, enfin 5 minutes avant, Julie me dit qu'elle part acheter un petit quelque chose à manger. Moi: -"je reste dans le train. ok y pas de soucis." mais lorsque le train démarre, pas de Julie dans le train, je regarde dehors, pas de Julie non plus sur le quai.

En trente secondes toutes les questions me passent par la tête: "ou peut-elle bien être ?" ; "est-elle dans le train ?" ; "est-elle sur le quai ?" ; "que faire ?". je décide dans la panique de prendre tous les sacs donc : mon sac de rando qui craque de partout, mon sac a dos, le sac de rando de Julie, et un autre sac a Julie.

Et je saute du train qui lui continu de rouler de plus en plus vite. je me vautre par terre ou je fait l'animation de toute la gare.

Et là pas de Julie sur le quai, pas de Julie dans la gare, et je m'aperçois qu'elle est bien dans le train que je viens de quitter. merde que faire?

Je prends mon portable et j'appelle ma mère pour la prévenir et pour qu'elle prévienne la famille de Julie (je n’ai pas les coordonnées de sa famille) au cas où, elle serait inquiète..

Ensuite je prends un autre train qui lui part pour Chennai, une ville qui se trouve à quelques kilomètres au nord de Pondichéry. Comme ça je pourrais arriver a peut près en même temps que Julie et tout sera revenu à la normal.

Mais environ une demi heure après mon départ de Trivandrum, mon téléphone sonne et qui est au bout du fil ?

Et bien oui, je vous le donne en mille, c'est Julie qui en me hurlant dessus (je reste poli) me dit qu'en ne me voyant pas dans le train, elle est descendue du train et qu'elle a rebrousser chemin. Elle me demande ou je suis, je lui dit que moi je suis dans le train pour Chennai, parce que je croyais qu'elle serait restée dans le train pour Pondichéry.

Enfin voila la galère : donc du coups j'ai fait Trivandrum - Pondichéry seul, avec 4 sacs sur le dos.

Arrivé à Pondichéry, je n'avait toujours pas dormis (à cause du stress) durant le voyage qui a duré 20 heures : 16 heures de train et 4 heures de bus.

Pas d'hôtel libre, j'ai du faire 6 hôtels pour en trouver un ou il y avait encore de la place. et enfin dormir.

Voila une petite aventure de train que je ne recommande pas aux personnes qui n'arrive pas à gérer le stress.

En fait Julie est arrivée trois jours plus tard, trois jours pendant lesquels j'ai pu faire ce que je voulais et j'en ai bien profité, je vous le promet.

PONDICHERY, VILLE BLANCHE

  J'espère que vous avez bien fêté cette victoire le 16 novembre.

Pour ma part, ici tout va bien, Pondichéry, c’est assez sympa, je fais la découverte de la mousson. Enfin un semblant de mousson, car elle est passée deux jour avant mon arrivée.

La ville en elle même, est assez originale, on y trouve les noms des rues en Français. il existe part exemple, la rue Debussy; la rue de la cathédrale et plein d'autres.

Je me suis rendu un soir à l'alliance française, un endroit où est installée une bibliothèque d'ouvrages de la grande littérature française. J'y ai découvert aussi des cours de français pour indien, se qui est fort amusant et chaque soir, un film est visionné. En ce moment c'est le mois de la mondialisation, et samedi prochain il projette "le cauchemar de Darwin".
Sinon cette ville est coupée en deux, d'un côté, à l'Est, le quartier français, avec ses larges rue, ses maisons coloniales plus grandes les une que les autres. et de l'autre côté, à l'Ouest, le quartier indien, ou les rues sont bondées de boutiques qui sont toutes à tout touche et où la population y est incessante. C'est ce qui fait la grande différence entre les deux quartiers.

En effet la ville est coupée en deux par un canal qui va du Nord au Sud, vous avez donc une sorte de frontière tacite, quartiers Est, tout y est calme, sérénité, vous n'avez pas un bruit; pas un mendiant, les magasins sont purement touristique. alors qu’à l’opposé, c’est vraiment tout l'inverse, la vie de la citée se déroule dans ce quartiers.

Le plus sympathique ici, et le plus hilarant ce sont les forces de l'ordres qui sont vêtues à la française, ou plutôt elles sont affublées à la façon du flic de St Tropez, avec képi rouge et tout le reste de l'équipement. Imaginez !

Pour ce qui est du sac, il n'est toujours pas arrivé. et pour le journal « trait d’Union », je viens d’apprendre en arrivant ici que mon contact le journaliste avec qui j’étais en relation est décédé dernièrement, les deux fois ou je me suis rendu au journal, il était fermé. Mais je continus à faire un tour régulièrement. Qu’est-ce que cela signifie, la suite dans mon prochain article.

  Voila pour Pondichéry et ce qui si passe. je vous embrasse bien fort.

   

17.11.2006

Déjà un mois, et quel mois ! J+ 35

Voici les dernières nouvelles, avec pas mal de rebondissements. 


La dernière fois que l'on s'est vu, c'est à Goa, une belle région bien touristique.

Après cette étape, je suis parti pour Hampi. une superbe ville qu’il fait bon découvrir.

Les temples des environs, comme vous avez pu le voir dans l'article que ma mère à mis sur le blog, sont là à profusion, de quoi faire de belles balades a pied. Le petit « ik » de cette ville, et c’est assez amusant, c'est que l'alcool soit illégal et qu'il existe un couvre feu dans toute la ville. Il ne fait pas bon être dans les rues de la ville après 22h, ou sinon gare au coup de bâtons de la police. Pour ce qui est de l'alcool, nous avons trouvé la façon de nous procurer de la bière, car il existe un petit village qui se situe a 3km où un hôtel en vend.

Nous avons réussi à en acheter quelques une pour pouvoir les boires avec des Français que nous avons rencontré sur place.

Ensuite, on est parti pour Misore (changement par rapport au projet initial), une ville assez charmante avec son palais de Maharaja. Un lieu haut en couleurs avec son marché de fruits et légumes. Nous ne sommes pas restés longtemps à Misore, juste le temps de voir le palais où aucune photo n'est permise, à tel point que l’on vous confisque votre appareil dès l'entrée, de plus les chaussures aussi ne sont pas autorisées.

Il est vrai que le voyage va vite, car je ne peux pour le moment pas faire de randonnée comme je le voudrais. Ceci à cause de mon sac à dos qui me lâche un peu plus de jour en jour.

C'est la raison pour laquelle après Misore, nous sommes directement parti pour Cochin où je dois recevoir mon nouveaux sac que ma gentille maman ma envoyé.

En route pour Cochin, nous nous arrêtons pour Ooty, un petit village situé à 2640 mètres d'altitudes. On est obligé de sortir les pulls est les jeans car la température ce fait fraîche. Un petit dépaysement, où on pourrait se croire dans les Vosges. On y est restés trois jours, le temps pour nous de rencontrer un Français qui y vit.

Il est en inde pour aider des entreprises Française à s'implanter dans le pays, et nous invite à venir chez lui lorsque nous seront de passage à Delhi.

Après ça, départ pour Cochin, une ville très européenne avec de grandes rues, et des maisons coloniales dans à tous les coins de rue, une ville très riche, très propre, pas un mendiant dans les rues, tout les enfants vont à l'école. Une ville européenne quoi, on se croirait presque à Poitiers.

Mais il faut savoir que cette ville a été longtemps sous influence Portugaise et après Hollandaise. Il faut aussi savoir que Vasco de Gama mourut à Cochin.

Je vous laisse, ma prochaine étape étant Pondichery ou pour y arriver, c’est pas triste non plus, puisque pas mal de choses viennent de m’arriver. Car je suis déjà à Pondichery mais je ne vous en dirais pas plus aujourd’hui, le temps de reprendre mes esprits.

Je vous embrasse tous et je remercie tout le monde pour votre soutien, surtout thomas qui est là sur tout les commentaires (et qui n’hésite pas à faire des commentaires utiles qui aident bien ma mère à mettre à jour ce blog) merci.
Loïcmedium_2150_km.gif

Nouveau parcours

10.11.2006

Hampi, ville magique

Hampi

Le temple de Virupaksha à Hampi.

Le temple de Virupaksha à Hampi.

Hampi est un village indien situé à l'intérieur de l'enceinte de la ville en ruine de Vijayanâgara, l'ancienne capitale du royaume de Vijayanâgara, au nord de l'État du Karnâtaka, dans la vallée de la Tungabhadrâ.

Le village était probablement aussi un centre religieux actif avant même l'établissement de l'Empire indien. Il l'est toujours par l'intermédiaire en particulier du temple de Virupaksha.

Hampi se trouve à 11 km de la ville proche de Hospet, à 430 km au sud-ouest d'Hyderâbâd et 170 km au sud-est de Bâdâmi.

Les ruines de Vijayanâgara

Vijayanâgara était autrefois la capitale d'un des plus grands empires hindous. Cet empire fut fondé par les princes télougou en 1336 et atteignit son apogée au XVIe siècle. En ce temps-là, la cité a été décrite par des voyageurs étrangers comme fabuleusement riche (l'empire contrôlait le commerce régional de coton et d'épices) et a probablement compté jusqu'à un demi-million d'habitants — une population très importante pour l'époque.

La ville était entourée de sept enceintes fortifiées et couvrait une superfice de 43 km².

Après la défaite en 1565 de l'empire contre la coalition de sultanats musulmans du Deccan lors de la bataille de Talikota, l'empire s'effondra brutalement et la ville fut pillée et abandonnée, laissant un ensemble de bâtiments remarquables dans un paysage insolite et grandiose.

Les principaux édifices sur le site sont :

  • le temple de Virupaksha ;

  • le temple de Vittala ;

  • Sule Bazaar ;

  • le temple d'Achyutaraya ;

  • la cité royale, comprenant le Lotus Mahal, des étables pour éléphants, le bain de la Reine et différents temples.

Le village actuel d'Hampi Bazaar

La population s'est installée dans les maisons bordant la rue principale, faisant de Hampi Bazaar une bourgade animée et prospère. Le village vit principalement de l'agriculture, des retombées économiques des pèlerinages dans les lieux saints (notamment le temple de Virupaksha, dont le sanctuaire principal est consacré à Virupaksha, un avatar de Shiva et qui surplombe le village), et du tourisme qui tient une place de plus en plus importante.

Le Royaume de Vijayanâgara

Vijayanâgara - de Vijay, victoire et nâgar, ville - ou Bijanâgara est le nom d'un royaume hindou et de sa capitale, aujourd'hui en ruines, dans l'Inde méridionale. Il fut le dernier grand royaume hindou que connut l'Inde.Le royaume a duré de 1336 à 1565, formant pendant toute cette période un rempart contre l'invasion musulmane du nord du sous-continent indien. Une grande partie de son histoire est encore mal connue, mais sa puissance et sa richesse sont certifiées tant par les récits de nombreux voyageurs européens que par l'importance des bâtiments qu'il nous a légués.

Au début du XIVe siècle, les pillards mulsumans ont causé la chute de tous les royaumes hindous de l'Inde méridionale, les Yâdava, les Kâkâtiya, les Pândya, mais n'ont pas tenté d'occuper la zone de manière permanente. Dans cet état de désolation qu'ils laissent derrière eux, un nationalisme hindou ressurgit par l'intermédiaire de deux frères appelés Harihara et Bukka - que certaines sources présentent comme des officiers de la cour de Pratâparudra des Kâkâtiya de Warangal - associés à un saddhu nommé Vidyâranya - qui leur aurait fait abandonner la foi musulmane pour revenir à l'hindouisme. Les deux frères Sangama avaient été capturés par le sultanat de Delhi en 1327 puis convertis à l'islam. Certains chercheurs pensent qu'ils avaient été installés là par le roi Vîra Ballala III des Hoysala du Mysore comme vice-rois pour résister aux pillards.

Harihara I devient alors roi, fondant la première dynastie vijayanâgara des Sangama (1336-1486) et l'armée de Bukka s'empare du Hoysala en 1343 après que le roi Ballala III ait été assassiné traitreusement à Trichy par les forces du sultan de Madurai. Dix ans plus tard, les hindous défont le sultan de Madurai et réinstallent Sambuvaraya, l'héritier légitime, sur le trône, bien que Bukka I (1356-1377) finissent par devenir le véritable maître du pays tamoul. La longue série de guerre frontalière avec les Bahmani commence en 1358. Un affrontement entre vishnouites vaisnava et jaïns donnera l'occasion à Bukka de proclamer une égale protection du royaume de Vijayanâgara envers toutes les religions incluant le judaïsme, le christianisme et l'islam. Il remplace aussi les dirigeants régionaux par ses fils et ses généraux de façon à renforcer le pouvoir central.

L'agriculture est florissante dans le Vijayanâgara. L'empire exporte du tissu, du riz, de l'acier, du salpêtre, du sucre et des épices en échange de chevaux, d'éléphants, de cuivre de corail, de perles, de porcelaine de soie et de velours. Des taxes importantes sont prélevées sur les tissus et les huiles importés pour protéger les produits locaux. Les temples emploient leur richesse pour offrir des prêts avec un intérêt de 12 à 30 %. Les guildes d'artisans ne sont pas aussi puissantes que celles des négociants, mais les propriétaires fonciers et les fonctionnaires de la cour les surpassent tous.

À son extension la plus importante, le royaume s'étendait dans le Dekkan de la mer d'Oman au golfe du Bengale, de Masulipatam à Goa tous les princes hindous du sud se reconnaissaient ses vassaux. L'emplacement de la capitale fut choisi avec soin et conformément à des impératifs stratégiques, la ville est située sur la rive droite du fleuve Tungabhadrâ, qui coule ici au travers d'une gorge rocheuse.



Hampi :India  

En créant Hampi, la nature était à son meilleur bizarre. Les hommes de cette terre n'étaient pas loin derrière non plus. La composition de Hampi est passionnante.

Roches de Hampi ! Les roches colossales tiennent un excédent autre, dans un équilibre dangereusement sensible, comme si une poussée avec votre petit doigt est tout ce qui est requit pour l'aplatir et que tout disparaisse. Bien, qu'elles se soient tenues comme telles pour des dizaines de milliers d'années si pas des millions !

Dans n'importe quelle direction où vous vous tournez, vous repèrerez un temple là, un pavillon ici, un passage arqué autour du coin, un aperçu d'un fort au-dessus de la colline, la tour d'un temple dans l'horizon, un découpage sur le plancher de roche à côté de vous... là est au moins une chose en commun. Ils ont tout fait des roches et à congelé à temps.

Ensemble ils forment le vocabulaire de l'histoire de Hampi.

S'étendant au-dessus d'un territoire énorme (environ 25 kilomètres carrés), vous explorez le plus probablement Hampi à pied, en bicyclette, en scooter, en taxi, et en chariot de cheval

...... et vous laissez Hampi avec un sentiment de l'accomplissement et un visage rayonnant en dépit d'un corps à gradins. Mais quelque part dans le coin de votre esprit se trouve un voeu pâle - pour retourner à Hampi un jour. Hampi est l'un des quelques endroits où les gens vont à plusieurs reprises, subsistance découvrant de nouvelles choses dans chaque visite. Il n'est pas comme un film vu à plusieurs reprises. Peut être Hampi peut vous épuiser physiquement, a croire qu'il n'alège jamais votre âme. Si vous sentez ce désir ardent à la fin de votre excursion, vous pouvez sans risque assumer ceci comme commencement de la nostalgie inévitable de Hampi que vous allez nourrir pour qu'un certain temps vienne.

Récupérée de © Copyright auteur(anonyme) de Wikipédia - Source : Wikipédia - Cet article est sous licence GFDL« http://fr.wikipedia.org/wiki/Goa »




08.11.2006

article paru dans la Nouvelle République du 08.11.06

 

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Deux-Sèvres / Actualité Départementale / Témoignage 

  Loïc Fieux, de Melle à Bombay

medium_article_nr_novembre.3.jpgLoïc Fieux n’est qu’au début de son périple, mais il a déjà parcouru plus de 1.600 km à travers l’Inde.

Visiter l'Asie en marchant, c'est l'aventure qu'a choisi de vivre Loïc Fieux, un Mellois de 23 ans. Depuis son départ, le mois dernier, le jeune homme consigne ses impressions dans un carnet de bord.

La NR en publie quelques extraits.


Aujourd'hui, Loïc découvre la ville de Bombay, en Inde, l'une des plus grandes cités au monde avec 21 millions d'habitants. Pour le jeune mellois, le dépaysement est total. « Ici, c'est Happy Diwali, la Fête des lumières. Les Indiens fêtent le retour au bercail du mythique Rama, le héros d'une épopée. Cette fête marque le début de l'année dans le calendrier hindou. Au programme : quatre ou cinq jours de liesse populaire mêlant joyeusement culte religieux, retrouvailles familiales, pétards, bonbons et bonnes résolutions. »
Côté transport en revanche, l'heure n'est pas à la fête. Il faut s'armer de patience. « Pour visiter le quartier touristique de Colaba, situé à l'intérieur de Bombay, il faut compter 4 heures de route… Pour faire 30 km en voiture ! C'est à se demander si les routes existent. Ce n'est qu'une accumulation de nids de poule et de tranchées. Parfois, il n'y a plus du tout de bitume. Ajoutez une règle de conduite où celui qui klaxonne le plus fort passe le premier, et vous avez un petit aperçu de la circulation dans la capitale économique de l'Inde. »
 
Figurant dans un film indien
 
Échanger avec les habitants n'est pas toujours évident. « Mon anglais s'améliore de jour en jour, mais la plupart des gens me prennent pour un simple portefeuille. Autour d'un thé, un Indien m'a même proposé de participer à un petit trafic de Traveller's chèques ! Autre rencontre, avec un professeur de l'université de Bombay cette fois-ci. Notre conversation s'est centrée sur mon voyage, mais aussi sur la différence des prix entre l'Inde et la France. Nous avons discuté autour d'une bière, la Kingfisher, véritable breuvage local. »
Ville touristique, Bombay est aussi la Mecque du cinéma indien. Plus de 800 films sont tournés chaque année à Bollywood, équivalent d'Hollywood, mais en Inde. « Les films de Bollywood font des accros. Ce sont de véritables orgies de couleurs et de romantisme. J'ai même réussi à faire de la figuration dans l'une de ces productions :Salaam-e-Isqh.On l'annonce comme l'un des plus grands films indiens de l'année. Vous pourrez le voir dans les salles françaises d'ici sept à huit mois. » Après cette incursion dans le septième art, Loïc reprend la route. Sa prochaine étape ? Goa, une ancienne colonie portugaise installée sur les bords de l'Océan Indien.

 

© Copyright La Nouvelle République 2006

 

Mercredi 08 novembre 2006